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Des
instruments pour l'évaluation des psychothérapies
:
le
Thème Relationnel Conflictuel Central (T.R.C.C.)
et l'Echelle Santé-Maladie (E. S. M.).
Résultats
de leur application à un corpus de cinquante
dossiers.
Aline
FACON
C'est en travaillant avec Jean CASSANAS,
alors qu'il achevait sa thèse de Doctorat et
en m'interrogeant sur l'efficacité des psychothérapies
que j'ai découvert l'importance de la relation
thérapeutique comme facteur non spécifique
de l'issue du traitement. La pratique souple d'inspiration
psychanalytique de Jean CASSANAS a été
un contexte favorable à son étude, puisque
la relation thérapeutique y constitue la base
du cadre thérapeutique (analytique avec ou sans
introduction de séances d'hypnose), qui va se
dégager et évoluer avec elle.
J'ai donc repris les 50 observations
écrites de thérapies achevées,
utilisées dans sa thèse afin d'observer
la relation patient / thérapeute avec la méthode
du T.R.C.C., élaborée par Lester LUBORSKY.
Cet instrument permet de définir le schéma
relationnel le plus utilisé dans la relation
avec le thérapeute mais aussi dans la relation
avec l'environnement habituel du patient : celui-ci
est constitué d'un souhait ou besoin, d'une réponse
de l'autre face à ce souhait, et d'une réaction
du sujet à la réponse de l'autre. Cet
instrument permet également d'évaluer
la qualité de la relation thérapeutique
(+ ou -), selon la positivité ou la négativité
des trois composants du T.R.C.C. la caractérisant.
J'ai à ce propos, émis l'hypothèse
que le mode relationnel du patient avec son environnement
influençait l'établissement de la relation
thérapeutique. Cela rejoint la notion de transfert,
en tant que répétition d'un schéma
relationnel dans la relation au thérapeute.
J'ai été amenée
à constater que le caractère positif ou
négatif de la relation thérapeutique rejoignait
la notion d'alliance thérapeutique, considérée
comme un bon prédicteur de l'issue du traitement.
J'ai donc vérifié l'hypothèse d'une
relation entre la qualité du mode relationnel
du patient et la présence de l'alliance thérapeutique,
donc de l'issue du traitement. Bien que le T.R.C.C.
soit un instrument très intéressant (tant
au niveau verbal que non verbal de la relation), il
reste difficile à utiliser. C'est pourquoi, ce
travail s'est limité à l'étude
de son caractère positif ou négatif, alors
qu'il aurait été intéressant d'approfondir
le contenu même des composants du schéma.
Cela m'a amenée à mettre en évidence
la relation entre la qualité du mode relationnel
du patient et celle de son état santé-maladie,
évalué en début de thérapie,
grâce à l'E.S.M., élaborée
par L.LUBORSKY. Le mode relationnel du patient peut-être
considéré comme un facteur non spécifique
dans l'évaluation des psychothérapies,
qui se trouve lié à un autre facteur non
spécifique, dont l'importance a déjà
été mise en évidence : la gravité
des troubles du patient.
La qualité de la relation thérapeutique
semble primordiale dans l'issue du traitement et l'intervention
d'une technique particulière, la mise en place
d'un cadre thérapeutique n'en sont que des éléments
qui viennent répondre à la demande du
patient. C'est pourquoi cette étude souligne
l'importance des facteurs non spécifiques dans
l'évaluation des psychothérapies.
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