| La conscience définie par le « cogito », la conscience d’être, est aujourd’hui mise en question conjointement par les neurosciences, l’anthropologie et la psychologie clinique. La conscience est dorénavant interrogée non seulement comme un processus lié intimement aux fonctions organiques dont elle peut modifier le fonctionnement, mais aussi comme un facteur décisif de l’évolution des systèmes vivants : elle se manifesterait au coeur même du processus du déploiement de la vie.
La clinique de la transe hypnotique est foncièrement de nature psychosomatique. Le fait que le soin et la guérison soient favorisés par l’usage de la transe hypnotique est connu du monde occidental depuis Mesmer et Pyuségur. Mais nous ne sommes pas les seuls à l’avoir découvert ! Les cultures premières ont su depuis fort longtemps recourir à « la magie » de la transe.
Aujourd’hui, l’imagerie médicale a confirmé l’impact des psychothérapies sur les remaniements des circuits neuronaux grâce à « la flexibilité neuronale ». Ce concept apporte une explication et un intérêt nouveau aux effets de l’hypnothérapie, non seulement dans le champ du traitement de la douleur, mais aussi dans le traitement de troubles somatiques et psychosomatiques. La transe hypnotique s’avère un outil remarquable pour atteindre une symptomatologie organique, elle fraye un passage fécond entre le corps et l’esprit !
C’est dans cet esprit d’ouverture que le G.E.A.M.H organise les 6, 7 et 8 octobre 2011 trois journées consacrées aux nouvelles conceptions de la relation corps/esprit d’un point de vue aussi bien théorique que pratique.
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