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Rapport-transfert-alliance
thérapeutique : péripétie ou rupture
Philippe
Villien, Psychiatre libéral
Depuis que des « études scientifiques
» ont validé ce que tout un chacun pressentait,
à savoir que les résultats des thérapies
ne sont pas liés à la technique employée
mais aux individus et à la qualité du
lien, il est maintenant légitime de mettre laccent
plus sur la forme que le fond de la thérapie.
Cest-à-dire en dernière analyse
sur la relation duelle plutôt que sur la technique
de lintervenant.
A partir des travaux de Carl ROGERS, sans doute lauteur
le plus fécond concernant lalliance thérapeutique,
nous allons pouvoir décrypter lhypnose
essentiellement comme le paradigme de cette notion dalliance
thérapeutique. Elle en a les caractéristiques
développées par le thérapeute américain,
elle en a aussi les présupposés épistémologiques
que nous mettrons en évidence. Cette co-construction
à deux dune nouvelle réalité
grâce à la relation hypnotique met en évidence
tout ce qui la sépare de la conception du transfert.
Que le thérapeute en soit conscient ou non, il
ny a pas de continuité expérimentale
ni conceptuelle entre ces deux façons de concevoir
la relation thérapeutique. Il est préférable
daccepter ce constat qui oppose point par point
le transfert dune part, lalliance thérapeutique
et le rapport dautre part, tant les conséquences
sur la pratique en sont capitales. Linvention
du transfert est venue comme une rupture de ce qui faisait
le lien thérapeutique, renoué plus tard
avec lalliance thérapeutique.
Nous verrons en quoi ces concepts sont opposés,
irréductibles car procédant de deux visions
du monde non congruentes.
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