Colloques

Prix

Librairie en ligne

Bibliographie

Enseignement

Liens

 

 

 

 

Du Rapport Magnétique à l'Alliance Thérapeutique

PARIS, 28 & 29 Novembre 2008, Colloque International Francophone

L’alliance thérapeutique en douleur chronique :
quel apport de l’hypnose ?

Brigitte MOTHE,
Psychologue clinicienne,
Unité de Traitement de la Douleur

Les centres anti-douleurs reçoivent très souvent une catégorie particulière de patients, en grande détresse psychologique et souffrant d’importantes douleurs diffuses, associées à une intense fatigue. Le diagnostic porté, qui reste sujet à controverses, est celui de fibromyalgie. L’approche médicamenteuse en reste limitée et les praticiens médicaux se trouvent souvent démunis face à ces malades, qui comme beaucoup de patients douloureux chroniques, refusent une démarche psychothérapique directe. La proposition d’une technique mentale telle que l’hypnose, davantage centrée sur le soulagement de leurs multiples douleurs, répond donc plus directement aux attentes des patients. Cette proposition d’un «soin» concret, à la fois corporel et psychique, va en outre faciliter l’installation d’une alliance thérapeutique positive, comme le montrent les deux exemples cliniques suivants.

Mme M., 46 ans, aide soignante en maison de retraite médicalisée est en arrêt maladie depuis bientôt un an. Diagnostiquée fibromyalgique, elle ne peut prendre que très peu de médicaments car elle y réagit le plus souvent par d’importants effets secondaires. L’alliance thérapeutique à établir doit aussi se créer avec son compagnon, lui-même souffrant de lombalgies, réticent vis-à-vis de l’hypnose et qui tient à l’accompagner lors des premières séances. Ce sont plusieurs expériences positives qui vont contribuer à installer la relation thérapeutique : expérience de la diminution temporaire de la fatigue, identification d’images sécurisantes «de secours» (utilisables en cas de crises de fatigue ou de douleurs) et enfin construction d’une métaphore personnelle concernant tout autant la fatigue que la fibromyalgie elle-même.

Mme T., 57 ans, restauratrice indépendante également en arrêt maladie, va utiliser différemment l’hypnose, dont l’apport au niveau des douleurs va rester plus modéré. Lui ayant initialement permis une expérience positive de détente et de diminution de ses angoisses, réinvestie ensuite au domicile, l’hypnose va surtout constituer pour elle un soutien presque métaphorique dans son objectif de récupération d’autonomie. Car la perte de celle-ci, notamment dans les déplacements et les tâches quotidiennes les plus simples, provoquait chez Mme T. des alternances répétées de colère et de chagrin. Dans ce parcours thérapeutique spécifique, l’hypnose a finalement joué davantage un rôle d’objet médiateur, facilitant la mise en place ultérieure d’un travail verbal de soutien psychothérapique.

Ce dernier n’aurait probablement pas été possible sans l’intermédiaire de cet «objet» mental qu’est l’hypnose, finalement plus contrôlable par le patient que sa relation avec le thérapeute. Enfin, l’utilisation de l’hypnose a également facilité l’alliance thérapeutique du côté du thérapeute, en contrebalançant positivement de longs descriptifs détaillés relatifs aux différentes douleurs et aux difficultés d’ajustement du traitement médicamenteux.

retour vers les abstracts


 

Dernière modification 10/09/09

 

 


[colloques] [prix] [librairie en ligne] [bibliographie] [enseignement] [liens]

copyright@2005-2006 Hypnosemedicale.com - Contact
23 rue de la Rochefoucauld, 75009 Paris - Tel. 01 49 70 88 52
A propos des cookies