Colloques

Prix

Librairie en ligne

Bibliographie

Enseignement

Liens

 

 

 

 

Du Rapport Magnétique à l'Alliance Thérapeutique

PARIS, 28 & 29 Novembre 2008, Colloque International Francophone

L’énigme de « l’enchanteur » dans la relation hypnotique

Yves HALFON,
Psychologue clinicien


Et si la relation de « charme » avait commencé, il y a bien longtemps ? On ne peut comprendre l’hypnose qu’en se passionnant pour la relation du nouveau-né à sa mère.
Dès la naissance et peut-être même in utéro à partir du dernier trimestre de sa vie utérine, l’enfant apprend à connaître l’autre, sa mère, par le développement de sa sensorialité.
Le développement de l’altérité passe par une certaine porosité de l’être humain. Recevoir et intégrer. D’abord par des sensations, puis des perceptions. Enfin par la mise en place de la fonction imaginaire.

Dans « L’ensorcellement du monde », Cyrulnick dit que par essence et par éducation, l’être humain est un être « poreux » qui subit les influences des autres, avant lui-même d’agir : « De tous les organismes, l’être humain est probablement le plus doué pour la communication poreuse (physique, sensorielle et verbale), qui structure le vide entre deux partenaires et constitue la biologie du liant » il explique cela par une forme de psychogenèse du nouveau-né et grâce à la relation première avec sa mère.
L’autre relation qui permettrait à l’homme de catalyser les énergies, ses ressources insoupçonnées, serait la relation hypnotique. La relation de l’hypnothérapeute avec son patient reprend ce modèle relationnel non pas dans le langage utilisé, la sémantique, mais dans la relation si particulière faite de proximité, d’ajustement à l’autre, d’empathie.

Tout serait une question de charme entre le patient et le thérapeute. Qui du patient ou du thérapeute est sous le charme ? Qui de l’enfant ou du parent est sous le charme ? C’est un apprivoisement mutuel, fait de gratifications et de compliments. Les patients disent « J’ai besoin de la voix du praticien » et le praticien gratifie le patient ou la créativité du patient.

Faut-il que la relation praticien-patient soit bienveillante pour qu’évolution et changement se fassent. Doit-on rapporter la relation au patient à la relation gratifiante du parent dans les premiers apprentissages de sa vie d’enfant ? La relation de dépendance puis d’indépendance que la personne acquiert vis-à-vis de praticien en hypnose n’est-elle que reproduction d’un charme très ancien appris dans l’enfance pour progresser ?
Dans la relation hypnotique l’alliance est en général actionnée par gratification : l’hypnotiseur fait don de ses paroles, disait Léon Chertok. La suggestion est reçue comme une bonne nourriture. L’alliance se construit par l’apprivoisement sur un lien de confiance qui permet la gratification.


Yves HALFON,
Psychologue clinicien
Maternité du Centre Hospitalier du Belvédère, Mont Saint Aignan
Centre de Traitement et de recherche de la Douleur, CHU Rouen
Professeur, école de Sages-femmes
du CHU Rouen

.

retour vers les abstracts

Dernière modification 10/09/09

 

 


[colloques] [prix] [librairie en ligne] [bibliographie] [enseignement] [liens]

copyright@2005-2006 Hypnosemedicale.com - Contact
23 rue de la Rochefoucauld, 75009 Paris - Tel. 01 49 70 88 52
A propos des cookies