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Du Rapport Magnétique à l'Alliance Thérapeutique

PARIS, 28 & 29 Novembre 2008, Colloque International Francophone

Les relations thérapeutiques en hypnose clinique

Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND & Marie-Pierre SICARD-DEVILLARD,


L’essence même de l’hypnose interroge la notion d’« alliance thérapeutique » dans les dimensions qu’elle suppose : collaboration patient-thérapeute, définition d’objectifs clairs, confiance et implication du patient, empathie du thérapeute ainsi que ses « qualités personnelles ».
La relation thérapeutique existe-t-elle en hypnose se demande F. Roustang ?
Nous tenterons d’aborder de manière plurielle, sous l’angle de différentes approches conceptuelles ou méthodologiques la question centrale du lien thérapeute / patient dans la pratique de l’hypnose. Au delà de l’alliance thérapeutique, plus spécifiquement encore, c’est à la posture même du thérapeute que nous nous intéresserons, car c’est elle qui nous paraît déterminer l’évolution de la thérapie par le type de liens qu’elle propose.
Pour cela, nous pouvons emprunter aux psychanalystes anglais, D.W.Winnicott, ou MD Little, leurs approches de la relation thérapeutique dans les situations de régression, situations cliniques qui ne sont pas sans ressemblance avec la transe hypnotique.
La notion d’alliance, par ailleurs n’est pas sans évoquer la définition des systèmes et leurs lois. L’approche systémique nous apporte ici, par quelques concepts clés, un éclairage intéressant sur ce qui se crée entre le patient et le thérapeute, de manière générale et plus spécifiquement encore dans le cadre hypnotique : des notions de cadre commun, de co-construction, à celle de résonances mises en action dans l’état hypnotique partagé.
François Roustang, quant à lui, démontre comment le thérapeute par sa posture, dans un aller-retour entre « perceptude » et perception, entre une position de sensorialité immédiate et une posture vigilante, à l’écoute de la réalité de la situation, offre au patient l’espace thérapeutique qui l’incite à agir, à prendre sa place.
Pour mieux définir la nature du lien entre le patient et son thérapeute, il nous paraît essentiel également de distinguer à la fois, les différents contextes cliniques utilisant l’hypnose, les différents temps d’une séance d’hypnothérapie et les différents niveaux de présence des acteurs en situation.
Doit-on poser comme préalable incontournable la collaboration patient / thérapeute, tel que l’affirme

M. E. Erickson ? Peut-on poser la notion de co-construction comme fondement de la thérapie ? Faut-il questionner les concepts de transfert et de contre-transfert ?
Ou encore le transfert s’efface-t-il, comme le dit P. Zindel, avec la profondeur de transe ?
L’hypnose, quel que soit son degré d’implication dans la prise en charge clinique, implique un lien thérapeute / patient multiforme et complexe ; complexité du lien qui donne à l’hypnose, paradoxalement, toute sa singularité. Qu’en est-il alors de l’alliance thérapeutique au regard de ces interrogations ?


Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND,
Médecin, Psychothérapeute
Marie-Pierre SICARD-DEVILLARD
Psychologue clinicienne

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Dernière modification 10/09/09

 

 


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